Christian KRUMB – Cabinet de psychothérapie
Vivre homme
Trouver sa juste place d’homme
parmi les hommes
Pas facile de connaître en tant qu’homme bonheur et épanouissement. Trouver confiance dans l’existence, dans ses élans, ses désirs et ses projets, sa valeurs et ses valeurs, ses talents et ses ressources, semble en effet comme la quête du Graal, un doux rêve impossible, qui ne génère que manque et frustration. C’est que les hommes semblent pris entre deux feux : la nécessité d’une remise en question profonde, de lâcher les masques, les rôles préétablis, dans un rapport à soi plus authentique. Mais toujours avec l’impératif de s’ajuster à un environnement de plus en plus instable, sans repères, extrêmement contrôlant, exigeant et sans merci, qui leur promet une place, chère à payer, et qui les laissent le plus souvent impuissant et dans l’échec.
Des hommes déracinés…
Cette quête désespérée de reconnaissance et de validation constitue à mes yeux un des traits communs aux hommes d’aujourd’hui, et n’a d’égale que la haine et la honte qui les hantent, et le manque cruel de confiance dans leurs ressources intérieures et dans leur valeur et leur singularité. Comme s’il était coupé de la source même de la vie en eux. Coupé et sans possibilité d’y revenir.
…qui doivent se construire par eux-mêmes
Libérés des modèles écrasants, des mythes irréels comme celui de l’homme viril, cherchant à se distinguer des hommes criminels, des mâles dominateurs, comme des hommes mous, castrés de leur puissance comme de leur force de séduction, les hommes sont censés aujourd’hui se construire par eux-mêmes. Sans modèle extérieur stable auquel s’identifier, sans accès à leur intériorité, comment trouver quelque chose qui fasse chemin, et qui donne du sens à l’existence.
…et faire leurs preuves
Car plus rien ne leur est donné, ni de leurs pères, ni de leurs pairs. ils doivent faire leurs preuves : professionnellement dans une société du mérite où chacun a, soit disant, la même chance au départ… Faire leurs preuves aussi en tant qu’hommes, devant à la fois montrer détermination, force et résilience, face à l’adversité, qualités autrefois attribuée au modèle viril, et qu’ils doivent désormais conjuguer avec empathie, abnégation et déclicatesse. Faire leurs preuves auprès des femmes qui quand ils les voient comme abusif, dominateur, et agressifs, quand ils prennent confiance en eux, ou comme soumis, fragiles et dépendants, quand ils osent montrer leur vulnérabilité. Quand ils montrent de la puissance, on les voudrait vulnérables, et touchants, et quand ils montrent de la fragilité, on les exhorte à se ressaisir, à se relever et à être efficace, et battant. Comment s’en sortir ?
Revenir à soi pour retrouver confiance
Plutôt que de s’épuiser à vouloir répondre aux injonctions contradictoires, une troisième voie est peut-être possible. Plutôt que d’attendre que l’extérieur — la société, l’entreprise, la famille, le couple — donnent aux hommes une reconnaissance et une validation de leur valeur, il s’agit pour eux de faire un demi-tour sur soi, se tourner vers l’intérieur, pour d’abord reprendre corps, retrouver un centre d’ancrage, et revenir à la source de la vie en eux, et nourrir la vitalité, l’élan, à partir duquel se déployer de façon la plus féconde possible dans leurs relations, leur travail, et peut-être enfin au bout du compte se réjouir vraiment de qui ils sont.
Grandir ! Cesser de se soi-nier pour gué-rire !
C’est pour aider les hommes sur ce chemin de croissance et d’autonomie, et les aider à répondre par eux-mêmes à leur besoin d’épanouissement, d’intégration de tous les aspect d’eux-mêmes, leur enfant intérieur, leur amant, leur guerrier, leur magicien et leur souverain intérieur, que j’ai souhaité créer des espaces de partage et de guérison entre hommes. Me basant sur mon propre parcours de vie, mon engagement dans le MandKind project, ma rencontre avec le tantra et le chamanisme, qui m’ont ouvert à une dimensions spirituelle et sacrée du masculin sacré, j’ai pu moi-même avancé sur ce chemin d’intégration. Et gagner dans les trois Hum : Humanité, Humilité et… Humour. Humanité pour accueillir et préserver en moi, toutes les parties qui composent mon masculin pluriel, ma tribu intérieure. Humilité, pour sortir de la croyance que tout dépend de moi, et que je peux me relier à plus grand que moi. Humour parce que l’esprit de sérieux qui parfois nous saisit nous prive de l’esprit d’enfance, qui est à mes yeux la vraie sagesse, et avec elle ma capacité de m’émverveiller, de m’attendrir et de jouer de toute situation pour éviter qu’elles ne se jouent de soi.
On devient homme par les hommes : l’importance de l’amitié.
Pas évident dans le monde individualiste, basé sur l’idéologie stoïcienne (dur à la douleur, maître de ses émotions, distancié de toute situation, capable de se sortir seul de toute épreuve…) de se rassembler entre hommes, en dehors des chemins balisés de la compétition sportive et de la performance au travail comme dans la vie quotidienne. Pourtant, force est de constater que tout dans la société isole et divise les hommes, l’âge, le milieu social, la situation familiale, l’orientation sexuelle, jamais la nécessité de créer du lien entre hommes n’a été aussi nécessaire. Or pour devenir homme et s’épanouir en tant que personne, dans la plénitude de sa singularité, un vivre homme apaisé et confiant en lui-même, créer du lien d’intimité entre hommes est essentiel. N’attendons pas la cirse, la perte de son emploi, divorce, maladie, pour apprendre à revenir à soi, habiter son corps, son coeur, et sa sensibilité d’homme, sa sensualité d’homme, sa parole et son esprit d’homme… C’est ce que j’appelle la souveraineté. Rien à voir avec la sourveraineté grotesque, ainsi que la nomme le philosophe Michel Foucault, basée sur la domination et l’exploitation, mais la Spouveraineté saine, facteur au contraire de paix et de concorde. Dans les cercles et les ateliers d’exploration du masculin réservés aux hommes, nous retrouvons un chemin pour apprendre que nous n’existons pas en dehors du lien que nous créons les uns sur les autres. C’est dans ce lien que chacun peut vraiment apparaître et se déployer et s’épanouir pleinement. C’est ensemble que nous pouvons nous révéler et nous réjouir de qui nous sommes.
La voie des archétypes
C’est pour répondre à la nécessité des hommes de se retrouver ensemble, pour retrouver leur dignité et leur place d’homme parmi les hommes, que je crée depuis près de dix ans des cercles et des ateliers d’exploration autour du thème du masculin. Plutôt que de s’attarder sur la question de l’identité, je préfère accompagner les hommes à s’incarner et à nourrir la vitalité en eux, à travers des explorations vivantes, des jeux de rôles qui permettent de faire l’expérience de différentes modalités d’être homme, de la danse qui mobilise le corps dans toutes ses dimensions, un Vivre homme / Devenir homme, comme une dynamique, plutôt qu’un Être homme, dont le sens pourrait être fermé et figé. Parmi les cycles d’ateliers et de stages, qui ont déjà eu lieu : Esprit de corps, qui se déclinait en différentes variations, par exemple Carte du Tendre, exploration de l’affectivité au masculin, basée sur 4 archétypes essentiels du masculin, l’Amant, le Guerrier, le Magicien et le Roi; Métamorphoses, exploration de 4 mythes fondateurs, Narcisse, Icare, Thésée et Orphée, Bâtir de la confiance, exploration du Mandala de l’être au masculin, Souveraineté, comme retourver son pouvoir personnel, Oser Eros, exploration des 4 visages de l’amour au masculin… Ces exploration en week-end résidentiels ou en cycle en soirée, mélaient temps de mise en mouvement dynamiques par la danse, temps d’expérimentation, temps de parole, et temps de créativité (peinture sur le corps, théâtre, masques, méditation en action, temps dans la nature, etc.) Un cycle d’ateliers en soirée a eu lieu en 2025, Il se prolongerai au printemps 2026. Un week-end résidentiel est en cours de création : me contacter.
Retrouver un sens de fraternité
Une série de propositions pour que les hommes retrouvent le goût d’être ensemble
Historique des propositions:
Esprit de corps, Déployer sa Souveraineté, printemps 22. Pour sortir de cette croyance délétère que l’on devient maître de son existence en dominant ou en se soumettant. La souveraineté c’est s’établir pleinement dans son existence, pas par la violence ou la domination, mais par l’ancrage et l’ouverture du coeur, une connection à la source de vie en soi, lâcher les fausses loyautés délétères, pour asseoir une vraie intégrité personnelle, être fidèle à son mouvement intime, pour s’engager et agir selon ses valeurs, et enfin rayonner de tout son feu, avec la même générosité que le soleil.
Un groupe continu Esprit de corps Bâtir de la confiance, hiver 22-printemps 23, exploration du Mandala de l’être, et des 4 dimensions de l’incarnation, charnelle, émotionnelle, relationnelle, et spirituelle. Cycle Oser Eros, exploration dynamique inspirée du tantra de 4 visages de l’amour et de la relation au masculin. Parmi les thèmes de discussion: la masturbation, l’imaginaire et les fantasmes, la honte et les peurs…
Un cycle Métamorphose, printemps 25, construit comme un Voyage du Héros, autour de 4 grands mythes fondateurs, Narcisse, Icare, Thésée et Orphée.
A venir:
Un nouveau cycle Métamorphose, printemps 26, exploration de la saine agressivité au masculin, pour retrouver et nourrir son pouvoir personnel, pour ne pas s’effondrer, ou entrer dans l’autoagression et la violence.
Un stage de week-end, d’exploration du masculin en mouvement, avec la danse, la théâtre rituel, comme cadre d’exploration. Date à venir. Renseignements : me contacter.
Tous ces cycles d’ateliers sont basés sur différentes approches, la Gestalt thérapie, mais aussi Open Floor et le mouvement conscient, et la méditation pleine présence. Ils alternent les dimensions corporelles, émotionnelle, relationelles et spirituelles. Pour les cycles d’ateliers continu, un engagement de participation est demandé aux participants sur la totalité des séances et sur toute la durée d’un cycle de groupe, une façon d’assurer sa place, quels que soient les aléas de la vie. Il est aussi demandé d’effectuer des exercices, seul, ou en binôme, ou en petit groupe, entre les regroupements, pour ancrer les bienfaits et expériences possibles dans le cadre du groupe dans le quotidien.